lundi 5 novembre 2018

Comines - Une seconde implantation pour LM Center 

Michaël a ouvert un deuxième garage
Présent dans le zoning depuis 2003, LM Center poursuit sa progression à Ypres, avec l’ouverture d’une seconde implantation.
Michael Laleman vient d’ouvrir un second garage à Ypres, où il offre les mêmes services que son implantation cominoise située dans la rue des Marmousets. «C’est le hasard qui a bien fait les choses. Dans un nouveau parc industriel, Oostkaaipark, j’ai acheté le hangar n° 23 dans le but de le louer. Toutefois, un ami, Wim Cardoen, qui a été chef d’atelier dans un garage durant 25 ans, était désireux d’ouvrir une affaire à son compte. Nous nous sommes donc associés. L’idée est de proposer la même chose qu’à Comines, c’est-à-dire la réparation toutes marques, une centrale de pneus, la vente de véhicules, etc. Nous ne sommes liés à aucune marque, mais nous sommes spécialisés en Audi, Volkswagen, Seat et Skoda.»
Et le voilà donc à la tête de deux garages. Originaire de Comines Ten-Brielen, Michaël Laleman (45 ans) a décroché un A2 en électromécanique au Collège Technique Saint-Joseph. «Par la suite, j’ai fait un graduat en automobile, aux cours du soir, à Courtrai. Je me suis installé à Wervicq, puis j’ai eu envie d’ouvrir une centrale de pneus; ce qui n’existait pas sur l’entité cominoise. Nous avons bâti dans le zoning en 2003. Les activités se sont étendues à la mécanique, aux entretiens, aux dépannages, à la vente d’accessoires, etc. Aujourd’hui, j’ai un fichier de 15 000 clients!»
LM Center fait partie d’un réseau de centrales de pneus agréées pour le leasing: «En plus d’avoir les meilleurs prix grâce à de grosses commandes, nous avons des marchés avec beaucoup de sociétés privées, mais aussi avec La Poste (les implantations de Comines, Wervicq, Geluwe et Menin), la Croix Jaune et Blanche (Comines et Mouscron), etc. Avec cinq membres du personnel, dès qu’une voiture se présente, il nous est possible de changer les pneus rapidement.»
Un monde en constante évolution
Répondre aux besoins de la clientèle et s’adapter aux nouveautés sont indispensables: «Les normes et les technologies changent en permanence. Il faut s’obliger à suivre des formations et à acheter du matériel performant, par exemple dans ce qui est détection des pannes électriques. Et puis il y a toutes ces normes contre la pollution, qui ont des conséquences sur le marché. De nos jours, un véhicule diesel d’un certain âge est très difficilement vendable. Même pour l’exportation, avec les taxes et le fait que tous les pays deviennent soucieux de l’environnement, ce n’est plus comme avant!»
Et, selon lui, cela va encore changer: «À cause des particules fines, les autorités ne veulent plus de diesel. Est-ce le bon choix quand on sait que les voitures essence consomment, en moyenne, 20% de plus que les diesel? Le groupe VW finalise des moteurs diesel qui consommeront deux fois moins que les moteurs à essence et produiront 40% de particules en moins. Quant aux voitures électriques, elles restent trop chères pour la population moyenne. Et sont-elles vraiment écologiques? Les autorités devraient davantage développer le covoiturage et la voiture partagée.» Marie-France PHILIPPO - L'Avenir
http://www.lmcenter.be/


Comines- La Maison Dekimpe


«La vie est riche de plein de choses» Six personnes travaillent chez Dekimpe pour assurer environ 400 décès par an: une sacrée organisation!

La Maison Dekimpe emploie six personnes: Emmanuel et son épouse Ludivine Jorissen, Sophie Leclercq et Céderic Dieryck, de même que Johan et Lien à l’implantation de Wervicq. Treize vacataires apportent leur aide.
«À Comines, nous couvrons entre 220 et 250 décès par an, dont environ 50 en collaboration avec des pompes funèbres françaises. À Wervicq, nous tournons autour de 160 décès. Avec quelque 400 décès par an, une sacrée organisation est exigée!»
Comme son père Raymond, Emmanuel a suivi plusieurs formations en thanatopraxie. «Aujourd’hui, on préfère le terme de thanatologue plutôt qu’embaumeur. C’est un domaine en évolution et il faut s’en cesse se former.»
C’est ainsi qu’en août il a passé trois semaines au Canada, à Mont-Joli: «Il s’agissait d’un stage lié à une formation sur la reconstruction. Les Canadiens, comme d’autres pays anglo-saxons, sont à la pointe en ce qui concerne les techniques de conservation. Premièrement, ils doivent conserver les corps plus longtemps parce qu’ils n’inhument pas l’hiver à cause du sol gelé et que la population s’expatrie énormément. Donc, il n’est pas rare qu’entre le décès et l’enterrement, trois semaines soient passées.
Deuxièmement, chez eux, la tradition implique de redonner le visage de la jeunesse au défunt alors que chez nous, on accepte les effets de l’âge. Les techniques sont appropriées à leurs besoins, avec des injections sous-cutanées et des concentrations de formaldéhydes plus élevées.»
«La mort fait partie de la vie»
Le fait de côtoyer des défunts au quotidien n’entame pas le moral de ce bon vivant: «La mort fait partie de la vie. Pendant le temps qu’il nous est donné sur terre, la vie est riche de plein de choses dont il faut profiter à fond. Cela m’énerve quand je vois certains qui se pourrissent la vie avec des bêtises.»
Pour des cérémonies dans l’intimité
Les pompes funèbres Dekimpe ont aménagé une salle de culte pour un hommage empreint de sérénité, en phase avec les familles.
Depuis septembre, les pompes funèbres Dekimpe mettent à la disposition des familles qui le souhaitent une salle de culte, située à l’angle de la rue de Warneton et de l’avenue du Canal. «Nous avions régulièrement des demandes pour des cérémonies dans l’intimité, précise Emmanuel Dekimpe (42 ans), cinquième génération et patron de l’entreprise depuis 2016. Il nous arrivait d’utiliser la chapelle aménagée dans notre funérarium, mais elle n’accueille que quatre ou cinq personnes. Or, il est clair que l’évolution sociologique tend vers une intimité avec la famille élargie. Pourquoi? Éviter l’église, ne pas subir le côté «show» d’un enterrement, choisir librement les musiques, créer la convivialité, etc. Chacun a ses raisons et ce n’est pas à nous de juger.»

L’ancien garage aménagé
C’est ainsi que plusieurs cérémonies se sont déroulées à la salle des Marmousets: «Elle nous convenait assez bien, mais elle a été aménagée en dojo pour un club sportif. La ville nous a alors orientés vers la salle du Poulailler, à Bas-Warneton. Vu son état, il était hors de question d’y aller.
Notre première idée a été de construire une salle sur un terrain que nous possédons en face du cimetière, mais l’investissement est trop élevé pour l’usage. Nous avons alors décidé d’aménager l’ancien garage Ceschin que nous avions acheté pour faire des appartements. Nous en avons fait un endroit sobre, mais confortable au niveau de l’éclairage, de la sonorisation, des tons, etc. Avec un écran pour diffuser les photos du défunt ou les textes lus. Cinquante chaises ont été disposées, on peut encore accepter que quelques personnes restent debout à l’arrière, mais pas davantage.

Les prêtres ne souhaitent pas venir; ce que je comprends parfaitement puisque la maison des Chrétiens, c’est l’église. Dès lors, c’est notre équipe qui rencontre les familles et prépare les textes; ce qui représente des heures de travail.»
«Ce n’est pas pour cela que l’on meurt prématurément!»
Le «succès» est au rendez-vous: «Notre devise a toujours été d’être à l’écoute des besoins des familles. Déjà, en 1984, mon père a été pionnier dans la création d’un funérarium. L’évolution entraîne de nouvelles exigences. Il faut pouvoir les entendre et y répondre. C’est en cela que je trouve que j’exerce un très beau métier où l’on peut saisir l’intimité dans les moments où l’être humain est le plus vrai.
Dans notre société matérialiste et individualiste, la mort nous impose des sentiments primitifs, purs. Notre rôle est de réussir au mieux ce dernier hommage à quelqu’un qui a représenté énormément de choses pour ceux qui restent. Et qui leur permettra d’entamer cet indispensable cheminement du deuil.»
En ce sens, la préparation de ses propres obsèques est à encourager: «La mort est un passage obligé. Quand on a décidé ce que l’on voulait pour soi, l’affaire est réglée et la famille est déchargée du poids de l’organisation, source potentielle de conflits, et peut se concentrer sur le deuil. Et ce n’est pas pour cela que l’on meurt prématurément!» Marie-France PHILIPPO - L'Avenir