lundi 29 avril 2019

Faut-il libérer Dutroux?

 Au-delà de son livre, l’avocat Bruno Dayez lance un débat public fort de ses propres réflexions sur les prisons, la perpétuité.
Le «Club» de l’Open-Music propose des activités dépassant la diversité des bonnes musiques. Après un théâtre forum sur la santé, une conférence-débat autour des problématiques des prisons a eu lieu, ce jeudi soir en collaboration avec le Centre de Lecture Publique de Comines et «le jeune barreau de Tournai».
Devant une salle comble, l’avocat et philosophe Bruno Dayez a partagé sa vision sur l’emprisonnement au sens large.
En février 2018, Maître Dayez a publié un livre «Pourquoi libérer Dutroux?». Dans cet écrit, l’auteur plaide pour un renouveau du rôle du système carcéral, de la perpétuité, de la libération conditionnelle. Il relance ainsi le débat public, notamment par cette soirée cominoise. Me Dayez est, depuis quelques années, l’avocat de Marc Dutroux. C’est l’aumônier de la prison de Nivelles qui lui a demandé de le rencontrer.
«Comme un avocat se doit de prêter assistance, j’ai accepté de rencontrer Marc Dutroux dans sa cellule de 9m2, isolé de tout contact humain. Une détention de longue durée favorise le repli sur soi. Il perd le sens de la réalité tout en gardant sa raison. La probabilité qu’il soit libéré est infime».
 «Une peine de mort à vie!»
Bruno Dayez a partagé ses réflexions sur la prison au-delà de «L’affaire Dutroux». Son postulat de départ est que la peine de mort a été abolie en Belgique. Et pour lui cela implique: «L’emprisonnement à perpétuité n’a pas de sens! C’est une barbarie: une peine de mort à vie. Une peine rentre dans une logique rétributive (punition en rapport avec les faits commis), sécuritaire pour préserver la société et réparatrice.
Et toute peine doit être accompagnée d’une conditionnelle, en rendant l’État davantage responsable du reclassement des détenus. Il faut que la peine soit utile dans l’intérêt du condamné et des victimes. Il ne faut pas que le condamné sorte de prison pire que lorsqu’il est entré. La prison est le camion-balai de notre société. Les détenus sont les laisser pour compte de la société.
Il faut trouver des alternatives à la prison qui a comme seul effet la privation de liberté. Il faut créer un système plus humaniste. Sinon, la sanction tourne à vide. La prison doit être un atelier, une école.»
Plus de cas Dutroux
L’avocat Bruno Dayez a continué à partager son ressenti par rapport à la justice, à l’internement, aux médias judiciaires, aux victimes, aux systèmes alternatifs dans les pays nordiques.
Dans ses réponses, lors du débat, Me Dayez a précisé: «Le cas Dutroux ne doit pas être répété dans l’avenir, sans qu’il y ait un accompagnement et une limitation de la peine dans le temps.»
  - L'Avenir    Plusieurs extraits du livre :  http://jsdemain.com/onewebmedia/Faut-il%20lib%C3%A9rer%20Dutroux.pdf

mercredi 3 avril 2019

Société d’histoire Comines-Warneton

Durant 40 ans et jusqu’en mai 2018, le centre de documentation et de généalogie a été géré de main de maître par Michel Van Pottelberghe.
Une fois admis à la retraite, alors que son assistante Christine Sieuw avait déjà pris la sienne, Fabienne Bondue est devenue l’unique employée.
Pour rappel, les bureaux sont logés dans des conteneurs sur le site de l’ancienne école d’État, rue du Faubourg. Avec le retour qui se profile, un deuxième employé a pris ses fonctions le 25 février: Bernard Baudour. «J’étais business analyst à Bruxelles, mais je souhaitais me rapprocher de mon travail. L’objectif est réussi puisque j’habite à quelques minutes à pied! Mais j’ai aussi postulé parce que j’ai toujours aimé l’histoire et ma région. Et je dois dire que les premières semaines de travail ne me déçoivent pas du tout».
Aidés par des bénévoles, les deux employés sont chargés de l’aménagement des nouveaux locaux.
Des comptes en boni
Le trésorier, Dominique Loridan, a présenté les comptes, en boni. Les ventes des tomes des Mémoires s’essoufflent quelque peu, même si celles du dernier tome semblent prometteuses.
«À la grande époque, nous vendions 1000 exemplaires, précise Francis De Simpel. Pour 2017, le tirage était de 800 livres: 450 ont été vendus et environ 80 envoyés en échange. Pour 2018, nous avons diminué le tirage à 650.»
Jean-Marie Duvosquel tempère: «Quand on compare avec d’autres sociétés d’histoire, de villes bien plus importantes que la nôtre, nous pouvons être contents! À Namur, le tirage est de 150 exemplaires!»
 - L'Avenir

mardi 19 mars 2019

Les cartes de Mira

Myra Vienne illustre de nombreuses cartes postales et autres objets à l’effigie de Luce, son amie virtuelle qui lui ressemble tant…
Malgré le succès des réseaux sociaux, les cartes postales, le papier à lettre et les carnets de note continuent à rencontrer un beau succès. Surtout, s’ils sont illustrés avec bon goût et accompagnés d’une phrase poétique. C’est le cas pour les réalisations de l’illustratrice cominoise Myra Vienne. Son amie Luce (un prénom simple et un peu ancien) et plus récemment son ami Colin ravissent les amateurs du beau.                                                     Le parcours de Myra est aussi épatant que ses œuvres. Jusqu’en 2017, cette régente en art plastique travaillait dans son atelier durant les week-ends et les vacances. Aquarelles, dessins au crayon, tableaux mais aussi affiches diverses et faire-part de naissance: sa créativité s’exprimait sur divers supports. Depuis deux ans, elle s’est mise au travail sur l’ordinateur (Photoshop): «Une bonne souris d’ordinateur devient un pinceau s’intégrant à ma main. Ce logiciel respecte le geste initial que je trouvais avec mes pinceaux. Je garde la possibilité de scanner mes aquarelles pour habiller mes personnages. Mais surtout, cette méthode me permet de créer après des journées parfois éprouvantes».
«Un SMS s’efface, une carte se garde»
Notre artiste dessine ses trois premières cartes avec une fille et une pensée. Elle les insère dans sa page Facebook. Très vite, des internautes de partout (Belgique, France, Canada, Suisse) aiment sa nouvelle page et apprécient ses créations: «Si cela peut me faire du bien, cela peut faire du bien aux autres».
En plus de particuliers, la maison d’édition de cartes postales De Cortil s’intéresse à ses projets: «La carte postale revient à la mode, poursuit Myra. Un SMS s’efface, une carte se garde».
Cette maison d’édition namuroise travaille en respectant l’environnement en ayant le souci d’utiliser, par exemple, du papier labellisé et faire vivre l’économie locale. L’éditeur fournit 300 points de vente (250 en Belgique) mais pas uniquement des librairies. Les dessins de Myra se retrouvent ainsi sur des cartes postales mais aussi sur des magnets, des carnets, des calendriers, etc. 1 000 à 3 000 exemplaires sont tirés pour certaines de ses créations.
Sur les cartes illustrées se trouvent, en plus des dessins, des phrases correspondantes au moment évoqué. Ce sont des phrases de l’auteur parfois inspirées par d’autres citations. En voici deux mises en évidence par Myra: «Et puis, un jour, on s’en fout et comme c’est doux»; «C’est le bon moment pour dire aux gens qu’on aime qu’on les aime»
  - L'Avenir                              

«Mon but, c’était un besoin de douceur après mon boulot»
Myra Vienne a toujours été passionnée de dessin dès son enfance. Elle a suivi les cours de dessins, sculptures et céramiques à l’académie des Beaux-Arts d’Houthem.
«À 12 ans, je reproduisais des dessins avec Sarah Kay, petite fille charmante des années 70. Après des primaires et des secondaires au Collège de la Lys, j’ai suivi les cours de 5e et 6e secondaire général à l’Académie des Beaux-Arts à Tournai avant un régendat en Arts Plastiques à Bruxelles et à Namur».
Elle commence sa vie professionnelle au Village en assurant des activités manuelles avec des personnes handicapées. Ensuite, elle rejoint, pendant 25 ans, l’enseignement spécialisé des Aubiers à Comines. Pour des enfants de 2 ans à 13 ans, elle propose une approche artistique. «Ce sont des enfants difficiles ayant une vie compliquée avec des troubles du comportement. Il y a aussi des maternelles spécialisées avec des enfants non scolarisables pour qui j’ai adapté mon travail. Au fil des années, le type de population a évolué. L’importance des activités artistiques et spécialement manuelles a pris une moindre valeur dans les objectifs de ce type d’enseignement. Dommage!»
Au départ pour ses élèves, l’enseignante a créé un livre illustré sur les couleurs «Mademoiselle Noémie et la couleur rouge». Vu la demande, il a même été publié.
Début septembre, Myra Vienne est engagée comme graphiste à la ville de Comines-Warneton pour «mettre des couleurs à la ville» dans le logo, le site internet, le périodique mensuel. Dans la foulée des 200 dessins de Luce sur sa page Facebook, la demande des acheteurs était de retrouver un garçon. Ce fut chose faite avec «Mon ami Colin». (prénom du fils de Myra et de son mari Manu Dubuc). Myra termine: «Mon but n’était pas de vendre des cartes postales et autres, mais c’était ce besoin de douceur après mon boulot! Et puis, Luce, c’est un peu moi».
  - L'Avenir

mercredi 13 février 2019

58e édition du festival commercial de Comines et Warneton

Le hasard a bien fait les choses: Valérie voulait changer de voiture, mais ne pouvait le faire. Le festival récompense une fidèle cliente.
Lundi soir, la grande gagnante de la 58e édition du festival commercial est venue chercher le gros lot: une Citroën C3, lovée dans le showroom du garage Roussel, avenue de la Sideho.
Le secrétaire Vincent Delbecque a résumé en quelques chiffres le cru 2018: 53 commerçants, 20 sponsors et partenaires, 10 000 collectors recueillis et un nombre gagnant: le 34 684. «Cette belle opération de solidarité est possible grâce au comité et au garage Roussel qui nous vend une voiture à un prix compétitif. Depuis que nous avons instauré le système des collectors, ce sont toujours des habitants de l’entité qui ont gagné le gros lot; ce qui est une bonne publicité pour le commerce local.»
Cette 96e voiture ne fera pas exception puisque la gagnante réside à Houthem, rue d’Hollebeke et qu’elle était en quête d’une nouvelle voiture: « Je suis venue dans ce même garage l’année dernière en vue de remplacer ma vieille Ford. Finalement, faute de moyens, j’ai reporté l’achat», explique cette éducatrice dans un Établissement Publique de Santé Mentale, à Saint-André-lez-Lille.
«J’avais une dizaine de collectors parce que j’ai l’habitude de faire mes achats chez les commerçants locaux: cadeaux, chocolats, pains, viande, habits, etc. D’ailleurs, très régulièrement, j’ai gagné un bon d’achat et, cette année justement, j’étais déçue de n’avoir rien obtenu! Quand j’ai vu sur internet le résultat du tirage final, je n’en croyais pas mes yeux! J’ai dû regarder une centaine de fois! Je suis hypercontente et, en plus, la voiture est déjà immatriculée et, dès ce soir, je rentre chez moi avec le gros lot.»
Cette Lilloise d’origine habite à Houthem depuis 2000: «Je suis venue mettre mes chevaux en pension dans le coin et je suis tombée amoureuse de la Belgique et de sa convivialité. Je m’y suis installée et m’y suis fait des amis, notamment grâce à la pratique du badminton. Je ne suis pas près de repartir tant j’apprécie labonhomiela simplicité et l’entraide qui règnent ici.»
Et n’oublions pas que le festival a fait deux cents autres heureux: 100 personnes ont remporté un bon d’achat de 50€ et 100 autres de 100€.
Place à présent à la 59e édition: «Elle sera reconduite suivant la même formule, a précisé Vincent Delbecque. La voiture viendra du garage Duran. Par contre, nous réfléchissons déjà à des surprises pour la 60e édition.»  - L'Avenir


mardi 12 février 2019

Warneton - Margau, complice de moments privilégiés

Photographe et vidéaste diplômée, Margau Baroux veut mettre son talent au service des familles.
Faire de sa passion son métier constitue un bel idéal de vie. Voilà ce que tente de mettre en application la Warnetonnoise Margau Baroux (24 ans). «Dès mon plus jeune âge, j’ai été attirée par la photographie. Mes parents m’avaient offert un modèle en jouet et je n’arrêtais pas de tirer des photos. Ensuite, j’ai utilisé leur appareil! J’ai su très vite que je voulais en faire mon métier et j’ai terminé mes humanités à l’école des Beaux-Arts, à Tournai. Ensuite, j’ai poursuivi par un baccalauréat en photographie à l’ESA Saint-Luc Tournai.»
Depuis octobre, elle s’est installée comme photographe et vidéaste indépendante à titre complémentaire: «Après mes études, j’ai travaillé dans la restauration, tout en continuant à chercher dans mon domaine. Depuis peu, je suis photographe dans un magasin situé dans les Bastions, à Tournai.»
Ce qui lui plaît dans l’art photographique, c’est de capturer un instant particulier: «J’adore les photos de famille où l’on peut fixer un échange de regards entre deux personnes. Je suis complice de ces moments privilégiés qui resteront de beaux souvenirs.»
À l’étage de son domicile, elle a installé un studio: «Je me suis équipée en matériel: spot, accessoires bébé, robes de grossesse, etc. Les shooting photos de la grossesse et des nouveau-nés sont à la mode. C’est un domaine où je me sens comme un poisson dans l’eau: je prends mon temps, je discute avec les clients, je les mets à l’aise, j’essaie de cerner leurs souhaits.»
Un vrai travail artistique
Elle apprécie également d’immortaliser les grands événements, comme les communions ou les mariages: «Je les couvre soit comme photographe soit comme vidéaste. À chaque fois, j’essaie de faire un vrai travail artistique, quel que soit ce qui est demandé. En matière de vidéo, il y a un vrai travail de composition, qui prend énormément de temps. Par exemple, j’ai réalisé la vidéo de recrutement de la police de Comines-Warneton.»
Ce goût de l’art lui sert pour réaliser des clichés originaux: «Il faut savoir utiliser le côté technique pour que l’œuvre soit la plus exceptionnelle possible. Les logiciels de retouche bien utilisés sont d’une grande utilité! À Saint-Luc, mes professeurs me disaient que mes photos étaient mystérieuses, qu’elles laissaient place à l’imagination, à l’émotion.»
Pour l’heure, elle ne dispose pas de magasin: «Je garde les pieds sur terre: depuis l’avènement du numérique, le métier de photographe n’est plus ce qu’il était et il faut éviter les frais fixes. Néanmoins, je dispose gracieusement d’une vitrine à l’avenue du Fort à Comines afin d’exposer mes photos.»Marie-France PHILIPPO - L'Avenir
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jeudi 31 janvier 2019

Comines - L’expérience littéraire pour dépasser la mort

L’expérience littéraire pour dépasser la mort
Membre de l’Académie royale de Belgique depuis 2011, Myriam Watthee-Delmotte s’intéresse aux endeuillés que nous sommes tous. En quête de sens.
Analyste littéraire, Myriam Watthee-Delmotte réussit le tour de force de compiler des mots face au gouffre de la mort. Pour mieux l’appréhender.
Début janvier, Myriam Watthee-Delmotte a publié aux éditions Actes Sud un essai qui ne passe pas inaperçu dans les milieux littéraires. «Dépasser la mort. L’agir de la littérature» lui a déjà valu des critiques positives dans, entre autres, Libération et Le Monde des Livres.
Cominoise d’origine et Bruxelloise d’adoption, celle qui est directrice au FNRS et professeur d’art et littérature à l’UCL a écrit son ouvrage le plus «tout public»: «Ce livre est né suite au suicide d’un ami très proche, à l’âge de 40 ans. Ce drame, que rien ne laissait présager, m’a laissée sans voix face à l’inexplicable. Comme ce vide était désespérant, je me suis tournée vers les livres.
En parcourant le “Journal d’un curé de campagne” de Georges Bernanos, j’ai trouvé les mots pour m’apaiser, pour accepter sa mort, dans un extrait où il évoquait le fait qu’il “n’y avait pas de vieillard en moi”. Je l’ai lu lors des funérailles et, à l’issue de celles-ci, des personnes m’ont signalé que ces phrases ont mis du sens sur quelque chose qui n’en n’a pas; un sentiment qui leur a fait du bien.»
D’évidence, grâce au pouvoir des mots, on cesse d’être seul face à la mort: «J’ai eu envie de compiler des textes représentatifs qui envisagent le face-à-face avec les multiples visages de la mort, de l’annonce brutale en passant par la tombe ou le testament. Tous ritualisent les différentes étapes du deuil. L’expérience littéraire permet de cheminer vers une commémoration sereine, comme une consolation, un secours.»
Un métier en quête de sens
«Dépasser la mort» se révèle une pierre d’angle à l’édifice littéraire plutôt imposant de Myriam Watthee-Delmotte.
«Je voulais faire un métier qui donne sens au quotidien. J’ai fait mes études secondaires à l’Institut Notre-Dame et le déclic a eu lieu lors d’un cours de français. Nous devions faire une rédaction sur une photo de vacances et Mme Lermuseau a lu ma composition devant toute la classe. Cet événement a été une révélation! Plus tard, quand nous avons eu des cours de littérature, j’ai eu le bonheur de croiser Yvon Clynckemaillie, un professeur stimulant, qui guidait les élèves hors des sentiers battus. Je me suis inscrite en philologie romane à l’UCL et, en fin de parcours, on m’a proposé un poste d’assistante. Ensuite, j’ai décroché un doctorat. À mon sens, la littérature est un lieu où les choses font nœud entre la philosophie, la psychologie, l’anthropologie, l’art, etc. Comme tout m’intéresse, j’y trouve mon bonheur.»
À 64 ans, mère de trois enfants et grand-mère d’un petit Max, Myriam Watthee-Delmotte reste attachée à son Comines natal: «J’y viens moins souvent depuis que mes parents sont décédés, mais j’y ai gardé quelques cousins. Je reste aussi très proche de la famille de l’artiste Roger Coppe. Je compte d’ailleurs écrire un livre-catalogue sur son œuvre.»
«Dépasser la mort. L’agir de la littérature», Actes Sud, 2019, 272 p., 21€.
 - L'Avenir

Comines - Fidèlainés, un jeu conçu pour rester jeune

Fidèlainés, un jeu conçu pour rester jeune

Photo lors de la remise de prix, l’an passé, Freddy Baelen était présent comme échevin, il est là comme gagnant!
Chaque mois «Vivre à Comines-Warneton» accueille un concours ludique et instructif pour les aînés: Fidèlainés.

Les aînés revisitent la langue française ou font des calculs grâce à une grille concoctée par Jean Milleville. Dans le cadre de la commission des aînés, mardi après-midi, les gagnants du concours «Fidèlainés» ont été conviés à l’hôtel de ville pour la remise des prix de l’année 2018, autour d’un café et d’une gâterie.
Pour susciter la réflexion

Publié à la dernière page du «Vivre à Comines-Warneton», le concours est réservé aux plus de 60 ans qui habitent l’entité. Le bilan des onze jeux de l’année 2018 a été réalisé par Jean Milleville, concepteur du jeu: 66 personnes ont rempli consciencieusement les onze grilles, alors qu’on dénombre 281 participants différents. Des statistiques qui se maintiennent. Chaque jeu recueille environ 159 grilles.
«Je vous remercie d’avoir répondu si nombreux à notre invitation. Vous prouvez par là qu’être senior, c’est mettre de la super dans son moteur et trouver son plaisir sinon son bonheur où il est, dans les petites choses de la vie, le jeu Fidèlainés par exemple. Je suis heureux qu’il contribue à votre plaisir. Et, souvent, loin de vous isoler, vous cherchez le contact pour découvrir ou faire découvrir la phrase-mystère. Comme dans la vie, face aux difficultés, faites-vous aider! Car c’est en donnant de la joie qu’on en reçoit le plus.»
Et de remercier Cassandra Vanhove et Leslie Vandaele, qui lui donnent un coup de main en tant qu’employées communales, de même que la bourgmestre Alice Leeuwerck.
À son tour, cette dernière a remercié Jean Milleville pour son initiative, «un véritable vecteur social» et lui a assuré de son soutien avant de présenter le programme 2019 pour les aînés: «De plus en plus d’activités seront organisées à Comines-Warneton afin de permettre au plus grand nombre d’y participer et d’éviter ainsi de longs déplacements. Nouveauté, le 19 novembre, nous organisons une première table de conversation picarde. J’espère que vous m’apprendrez quelques mots!»
Vient l’heure de la proclamation des prix. Chaque mois le gagnant reçoit un dictionnaire (remis à la maison par Jean Milleville en personne) et des bons d’achats.
Jean Milleville ou le plaisir de réfléchir
À 75 ans, Jean Milleville reste un amoureux inconditionnel de la langue française.
Jean Milleville, ancien prof de français et d’histoire de l’Institut Saint-Henri, a mis le concours sur pied, il y a déjà 18 ans.
Il a exprimé combien il lui était agréable de confectionner les grilles et combien l’activité intellectuelle permettait de rester jeune: «Ce jeu-concours n’a d’autre ambition que de s’amuser en faisant circuler les 100 milliards de neurones dont votre cerveau est tapissé et propager autour de vous les rayons dont votre cœur est tapissé. Ne les laissez pas s’assoupir, ils pourraient s’éteindre!»
Combien de camions dans le centre de Warneton…
Quand vint le moment de suggérer des idées de modification au règlement ou au jeu, les remarques ont porté sur la distribution du mensuel «Vivre à Comines-Warneton», qui arrive parfois très en retard voire même pas du tout. Peut-être faudrait-il aussi changer la question subsidiaire, qui porte sur le tonnage des marchandises qui franchissent les écluses de Bas-Warneton, un jour précis du mois? La réponse n’est pas toujours évidente même si «l’homme futé», alias Willy Lesthaeghe, semble avoir un sixième sens pour s’approcher du résultat.
En boutade, l’initiateur a proposé le nombre de véhicules de plus de 3,5 T qui passent par le centre de Warneton, malgré l’interdiction! Autre solution: les mettre dans un seau et tirer les gagnants au sort!
«J’ai des projets pour 15 ans, mais je vais m’arrêter avant», a-t-il conclu malicieusement, bien qu’on ne l’imagine pas stopper de sitôt!
-  - L'Avenir

samedi 19 janvier 2019

Le Bizet - Repair Café: pour diminuer nos déchets

Concept à la mode, le repair café rassemble bricoleurs et propriétaires, histoire que l’on répare plutôt que de jeter.
Jeudi soir, entre 17 h 30 et 20 h, s’est déroulée la séance inaugurale du Repair’CoWa, soit le premier repair café de l’entité cominoise. À l’initiative, on retrouve le Bizétois Cédric Givaudan, militant PS, qui se définit comme «le vert des rouges». «Le repair café fait partie de nos propositions de campagne, mais il est complètement apolitique. L’objectif est de diminuer la quantité de déchets, de gagner un peu d’argent et d’aider le commerce local.»
Ainsi, chaque troisième jeudi du mois, en soirée, à la Maison du peuple, rue Duribreu, des réparateurs en tous genres attendent-ils le «client», qui ne peut venir qu’avec une seule pièce. «L’idée est que le propriétaire de l’objet aide à la réparation, qu’il soit partenaire. Le repair café ne doit pas faire concurrence aux professionnels du secteur, au contraire il doit servir de relais pour faire réparer nos appareils dans les commerces locaux», explique celui qui est originaire de Lille et habite depuis sept ans en Belgique.
Recherche experts
Pour mettre en route l’atelier, Cédric Givaudan a demandé l’aide des «Jardins des bennes», une association sensible à la réduction des déchets et qui a déjà aidé à la création d’une centaine de repair cafés dans le Nord: «Une collaboration s’est aussi établie avec celui des Armentières: leurs deux électrotechniciens vont nous aider. Nous avons également contacté d’autres personnes, par exemple les professeurs des écoles techniques de la région. Nous cherchons des experts pour les appareils électriques, mais aussi pour le textile, les vélos, les meubles, etc.
S’ils ne sont pas rémunérés, dans certains cas, ils pourront récupérer des «clients» en changeant la pièce. S’il n’est pas envisageable de tout réparer, émettre un diagnostic est souvent possible. Nous espérons vraiment que le projet prenne de l’ampleur. Par la suite, nous essayerons de délocaliser l’atelier dans d’autres endroits de l’entité, d’inciter les jeunes à participer, etc.»
Un premier aspirateur réparé!
Pour saluer l’initiative, le magasin Euro Brico Center, chaussée de Wervicq à Comines, a donné des boîtes d’outils: «Il nous a également offert deux aspirateurs identiques: l’un qui ne va plus et l’autre qui fonctionne, mais avec un variateur de puissance en panne. Ce sera donc le premier exercice: essayer d’en faire un seul qui fonctionne avec les deux!»
Le temps de démonter les deux appareils et, à 18 h 05, le variateur de puissance de l’un est transféré sur l’autre: voilà un premier objet réparé en 35 minutes! Il est ensuite pesé pour connaître le poids qui ne sera pas jeté à la benne, soit 3,3 kg! Une fiche est remplie. «Comme nous l’avons reçu, il sera mis en vente pour financer l’achat de matériel.»
Prochain rendez-vous: le jeudi 21 février.
Ne jetez pas trop vite votre iPhone
Le Ploegsteertois Jonas Castrique, qui termine un baccalauréat en informatique et réseaux à la HELHa de Tournai, a créé l’année dernière une activité, à titre complémentaire, de réparation de téléphones portables, d’ordinateurs, de GPS vélo, etc.
Il s’est joint au premier repair café en vue de réparer une console de jeux, qui a fait une mauvaise chute et ne veux plus s’allumer.
«Si je peux aider, je le fais avec plaisir. J’ai toujours apprécié essayer de réparer, de chercher une solution à une panne», dit celui qui mène parallèlement une carrière de coureur cycliste et qui a décroché cette année un contrat Adeps. Une activité qui dévore une grande partie de son temps, entre les entraînements et les courses en Belgique et à l’étranger.
Jonas Castrique a créé sa société, Ploegtech, suite aux nombreuses réparations effectuées dans le cercle familial et amical: «J’y ai pris goût et j’ai passé le cap en proposant mes services à tous. Je possède quelques spécialités: iPhone, écrans cassés, remplacement de batterie et GPS des vélos, souvent mis à rude épreuve. J’ai fait l’acquisition d’un stock de pièces; ce qui permet des réparations plus rapides. Je compte créer une vitrine web, avec la vente d’accessoires. Pour l’instant, je ne fais pas trop de publicité, je me contente du bouche-à-oreille.»
0470 90 19 97 ou ploegtech@gmail.com   - L'Aveni
https://www.facebook.com/Repaircafecomineswarneton/

samedi 12 janvier 2019

Madame Viviane Maricou restera dans les cœurs

Madame Viviane restera dans les cœurs
Comme nous le relations dans notre édition de vendredi, une dame de 60 ans est décédée jeudi dans le chemin de l’Hirondelle.
Vers 10 h 30, elle a été retrouvée inanimée près de son cyclomoteur. Le médecin légiste a conclu à une mort naturelle.
La défunte, Viviane Maricou, était née à Ypres le 20 novembre 1958. Habitant Warneton, elle se rendait à son travail à l’école Saint-Henri Houthem où elle était cantinière et femme de ménage.
«Notre petite école a perdu un membre de sa famille, lit-on sur Facebook. Notre Madame Viviane restera à jamais dans nos cœurs. Elle était fan de Frédéric François, «son Fredo», comme elle nous disait souvent. A notre tour, Viviane, nous te disons «Mon cœur te dit je t’aime».
Mariée à Dydian Despeghel, elle avait trois enfants: Steve, Gwendolina et Graziella, de même que trois petits-enfants. Ses funérailles auront lieu le mardi 15 janvier, à 10 h, en l’église de Warneton. Nous présentons à ses proches nos plus sincères condoléances.
M-F/Ph l'avenir
Les faits se sont déroulés à hauteur de cette rangée d’arbres, près du parc à conteneurs.

mercredi 2 janvier 2019

Comines - Com’in & escape: Al Capone en quête d’associés…

Com’in & escape: Al Capone en quête d’associés…
Depuis février, Pascal Clarisse et son épouse Carla Alaimo ont installé un ‘escape game’, Grand chemin de Messines. Une diversification plutôt étonnante pour des éleveurs de poulets! «La villa à côté de chez nous était à vendre. Avec nos 94 000 poulets, nous craignons d’avoir des soucis de voisinage. En l’achetant, nous étions assurés d’être tranquilles. Restait encore à lui trouver une utilité. Louer une aussi grande maison n’est pas intéressant. Le déclic s’est produit quand, avec des amis, nous avons joué une partie d’escape game, à Ypres, à ‘The Longest Hour’, le premier de Belgique. Nous avons trouvé que c’était vraiment génial».
Cette activité ludique à la mode consiste à tenter de s’échapper d’une maison en une heure, en résolvant des énigmes. Pour le premier scénario, vous êtes des seigneurs du Moyen Âge en quête du blason perdu. «Des amis nous ont aidés pour les aspects techniques, pour trouver des énigmes, pour établir un décor.»
Aussi une salle de réception
Bien vite, une deuxième partie de la villa a été dédiée à une autre ambiance: «Comme j’ai des origines siciliennes, le choix d’Al Capone et de l’univers de la mafia s’est imposé. Cette fois, nous avons élaboré nous-mêmes les énigmes et le décor. J’ai profité des vacances scolaires pour tout aménager», explique Carla, qui est institutrice à mi-temps à Wijtschate.
Et le succès est au rendez-vous: «Le grand salon du rez-de-chaussée a été aménagé en une salle de réception à louer. On peut y accueillir jusqu’à une cinquantaine de personnes pour des communions, des anniversaires, etc. Avec la possibilité de réserver l’escape game. Le week-end, le public est familial et, la semaine, nous accueillons des salariés en team building. Le jeu s’y prête bien puisqu’on est obligé de collaborer pour résoudre les énigmes.»
Indices musicaux
Une activité dévorante en temps puisque, à chaque fois, Carla est présente un quart d’heure avant, reste toute l’heure derrière l’écran et souvent plus, avant de tout remettre en place: «Il y a des caméras dans toutes les pièces et je suis la progression de l’équipe. Quand elle bloque, j’envoie des indices via un écran qui se trouve dans la première pièce. Au début, les indices étaient révélés dans une programmation établie mais, comme tout le monde n’avance pas au même rythme, c’était assez compliqué. Ensuite, j’ai testé les petits billets sous la porte. À présent, nous avons trouvé la bonne solution grâce à des indices révélés par une musique spécifique.»
On l’aura compris, un peu comme Al Capone, Pascal et Carla ne laissent rien au hasard. Respectivement originaires de Wingene et Oostrozebeke, ces parents de deux enfants sont arrivés à Comines il y a 20 ans pour reprendre une exploitation aviaire. «Se lancer dans le divertissement est un défi qui nous plaît. C’est beaucoup de travail, mais cela ne nous fait pas peur!»Plus d'infos ici  facebook
 - L'Avenir