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| Antoine Lamoo Pierre Deprez et Domt,inique Turcq ont lavé des milliers de voitures. Dorénavant, ils ne laveront plus que la leur!
En service depuis 33 ans, le carwash Oceanic a fermé ses portes, son site ayant été acheté par AD Megatec. La rue changera de configuration.
Dans la rue du Textile, le 30 décembre, la SPRL Oceanic Carwash a lavé ses dernières voitures. Une cessation d’activités qui n’est pas du tout liée à une faillite économique; bien au contraire, puisque les affaires tournaient très bien. En fait, le site intéressait vivement la société adjacente, AD Megatec, qui envisage d’importantes extensions, des deux côtés de la voirie.
D’ailleurs, en novembre 2019, nous avions rencontré le patron, Alex Verledens, par ailleurs fondateur de l’entreprise de fenêtres et portes en PVC. Ce citoyen d’Izegem nous avait fait part de ses projets: l’acquisition du carwash Oceanic, du hangar de la société Berle, des cuisines Menina et de la prairie entre les deux, également propriété des cuisinistes. Tous les bâtiments seront rasés afin de permettre à l’entreprise de poursuivre son essor et de s’adapter aux besoins du marché.
Pour info, en 2018, AD Megatec a fabriqué 55 200 fenêtres pour quelque 350 clients. Elle emploie 103 personnes et, dans son secteur, elle est la troisième société en Belgique. Et bientôt la première…
En 2020, de nouveaux bureaux et un entrepôt fleuriront sur le site du carwash. De l’autre côté, en 2021, un vaste bâtiment sortira de terre pour y produire des fenêtres et des portes en aluminium; une toute nouvelle spécialité que l’entreprise, qui se limite actuellement au PVC, va développer pour répondre à la demande.
Un carwash depuis 1986
«Après 17 ans de service, j’ai saisi l’opportunité de vendre ma société, explique Pierre Deprez, propriétaire du carwash. Une occasion, on la saisit ou on la laisse passer! À l’âge de 20 ans, en 2003, je l’avais rachetée à un oncle, Frédéric Logie, qui avait créé l’entreprise en 1986. Pendant toutes ces années, j’espère que mon équipe et moi-même, nous avons rendu nos clients heureux. Ce métier m’a apporté beaucoup et je suis un peu embêté d’abandonner ceux et celles que j’ai côtoyés durant tant d’années!»
Certains diront: encore un commerce de moins sur l’entité! «Restons positifs, je laisse une belle place à quiconque voudrait se lancer dans le secteur du lavage de voitures sur Comines. Si j’ai pu développer mon affaire, d’autres le peuvent aussi. Le tout est de faire preuve de motivation. Il y a d’ailleurs déjà de superbes solutions carwash sur l’entité: l’installation du Bizet et le particulier Steeve Blois vous recevront avec plaisir. Sans compter Lavadom, LM center, etc. De mon côté, je remercie de tout cœur ma clientèle pour toutes ces années.»
La société occupait deux employés: le Bizétois Antoine Lamoot, qui y a travaillé 24 ans, et le Cominois Dominique Turcq. «Le fait qu’ils ont été intégrés au personnel de la société AD Megatec a fait partie de la négociation», conclut Pierre Deprez.
Marie-France PHILIPPO - L'Avenir
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lundi 13 janvier 2020
Comines - Carwash Oceanic
jeudi 2 janvier 2020
Le Bizet - Style-Décor
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Josine Bryonest tombée dans le commerce quand elle était petite. Après 20 ans dans le secteur bancaire, elle est revenue à ses premières amours.
En 2014, Josine Bryon a repris le magasin de meubles de ses parents, «Style-Décor», rue du Touquet. «Après un graduat en marketing à l’Ephec et un diplôme d’ingénieur commercial aux Fucam, j’ai travaillé dans le secteur de la banque et des assurances. Je me suis lassée d’un monde devenu impersonnel. Aussi lorsque mes parents ont cherché un repreneur, j’ai sauté sur l’occasion. Il faut dire que comme l’habitation est à l’étage, dès mes 12 ans, je servais les clients!»
Son père, ébéniste, a bâti le magasin en 1970 et l’a agrandi en 1984. «Dès que j’ai repris, j’ai créé un site internet et modernisé la décoration. En mai 2017, Michaël Vandevoorde a été engagé pour la vente, la gestion du site et la livraison des meubles. En plus, nous travaillons avec un apprenti.» Résultat: le chiffre d’affaires suit une courbe exponentielle: «L’an passé, j’ai acheté le magasin Bout d’chou, de l’autre côté de la rue. Pour l’instant, les 240 m2 servent de stockage. J’aimerais agrandir le showroom, mais où placer le stock?»
Des conseils personnalisés
Les clients sont à 80% issus de France: «De la région lilloise, mais aussi de Paris, Boulogne, etc. Ils nous arrivent grâce au bouche-à-oreille et au site internet. Toutefois, l’affluence des Belges est en nette augmentation; la reconnaissance dans sa région fait toujours plaisir.»
D’évidence, dans le secteur, les magasins familiaux se font rares: «Et pourtant, j’affiche des tarifs bien plus avantageux que les grandes surfaces. Pourquoi? Parce que les bâtiments sont amortis et que nous avons peu de personnel. De surcroît, le client se sent entendu et respecté parce que nous travaillons directement en notre nom. À titre personnel, je prends plaisir à consacrer des heures à dénicher le bonheur de mes clients. Il m’arrive de me déplacer à domicile pour voir la configuration des lieux!»
Quelque 90% des meubles sont belges: «C’est une de nos forces: si nécessaire, nous allons chercher nous-mêmes la marchandise. Nous vendons du haut et du moyen de gamme, mais pas question de proposer du bon marché. Parce que l’on assure le service après-vente et qu’on aurait trop de souci. Un exemple: pour les canapés, nous ne vendons pas si la densité n’atteint pas les 43 kg/m. Sous cette norme, on sait très bien qu’en quelques années, le canapé sera usé! Ceux que l’on propose, nous les garantissons 30 ans.»
Josine Bryon se veut aussi très à l’écoute des nouveautés. En parcourant le showroom, elle nous montre de surprenantes tables en céramique à rallonges incorporées, des meubles à gadgets électriques, des luminaires design et le fameux boxspring: «Il s’agit d’un lit surélevé, très facile d’utilisation. Nous en vendons énormément, de même que des matelas de qualité.»
L’an prochain, le magasin fêtera son demi-siècle: «La façade sera refaite pour l’occasion. Et j’ai d’autres projets! Mes deux filles portent de l’intérêt au commerce; voilà qui me motive»!
Marie-France PHILIPPO - L'Avenir
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jeudi 14 novembre 2019
Violences conjugales
La campagne «Je t’aime, je t’abîme» commence par un «Chuuut» cachant les violences conjugales et autres.
Depuis quelques semaines, des photos de Cominois apparaissent sur les réseaux sociaux de manière singulière. Les 21 clichés en noir et blanc montrent des visages avec le doigt devant la bouche pour faire «chuuut». Les associations de la plate-forme d’éducation permanente (PCS-EP) ont choisi, pour cette saison culturelle, la thématique des violences conjugales.
Cette campagne porte le nom «J’aime, je t’abîme». Les photos «chuuut» sont une des premières actions.
185 PV de violences conjugales
Marie-Aude Breyne animatrice au Centre culturel est la coordinatrice de ce projet: «Chuuut est le besoin conscient ou inconscient de taire les violences subies. Taire parce que c’est tabou, honteux, intime, personnel ou taire tout simplement parce que l’on trouve cela normal, banal, quotidien, etc. Nous sommes tous concernés, peu importe l’âge, la profession, le sexe, le milieu social. En 2018, la police cominoise a rédigé 185 PV de violences conjugales.»
«Chuuut!» se décline en deux phases. Les photos d’une vingtaine de Cominois connus se retrouvent sur les réseaux sociaux. Et depuis quelques jours, la seconde étape consiste en l’affichage de mises en scène avec les mêmes personnes.
Des bâches évoquent, en différents lieux de l’entité, des types de violences: administratives, financières, physiques, psychologiques, sexuelles.
«Un des objectifs de la campagne est de montrer toute la complexité du sujet, poursuit Marie-Aude. Le but n’est certainement pas de choquer mais surtout d’inviter à la réflexion. C’est aussi mettre en lumière ce phénomène tabou.. surtout permettre à chacun de se questionner sur son rapport aux violences conjugales et autres».
«Ces relations qui font mal»
Plusieurs photographes et maquilleuses bénévoles se sont mobilisés pour cette cause. La campagne sera aussi marquée par une conférence/débat: «Ces relations qui font mal, parlons-en!» Le jeudi 24 octobre à 20 h, à la MJC, la Plate-forme Education Permanente de la Ville de Comines-Warneton accueillera Éric Delhaye, Procureur du Roi de l’arrondissement judiciaire Mons-Tournai, spécialisé dans ce domaine, ainsi que Véronica Saldi travaillant à la Maison d’accueil solidarité femme de la Louvière. Suite à la conférence, un cas fictif sera analysé par des spécialistes locaux.
La Plate-forme Education permanente a organisé une première soirée autour du thème de la violence intraconjugale.
«Travailler en réseau»
Le mot d’accueil prononcé par Caroline Provoost de l’Assistance policière aux victimes situe d’emblée le propos: «Nous avons tous droit au respect dans nos relations».
Éric Delhaye, procureur du roi de l’arrondissement judiciaire Mons-Tournai, division Tournai, a apporté la vision de la justice: «La nécessité est de travailler en réseau pour les violences intrafamiliales qui ne sont pas que physiques. La réaction est difficile pour la justice qui doit établir la réalité des faits à partir des procès-verbaux de la police. Nous avons à nous interroger sur le sens à donner à l’intervention judicaire ».
Véronica Saldi travaille à «Solidarité Femme» de la Louvière, qui accueille des femmes victimes de violences et aux Pôles ressources, dispositif wallon de lutte contre les violences entre partenaires. Elle situe d’abord le lieu d'«écoute des violences familiales» (0800 300 30) qui a reçu 4802 appels en 2017 (94% de femmes).
«Nous adoptons quatre clefs de lecture pour distinguer les violences intraconjugales et les conflits: les intentions des agresseurs, les explications données par l’agresseur, l’impact sur la victime et surtout la répartition et la diversification des agressions».
Le programme à venir
Durant la partie réservée au débat, la bourgmestre Alice Leeuwerck a mis en évidence «le sentiment de réconfort qui vient de cette diversité de points d’écoute avec différentes structures que l’on peut aborder localement. Le travail en réseau pourrait donner une complexité des interventions».
Durant les mois à venir, le programme concocté par la Plate-forme Education permanente de la Ville est riche et varié. Une partie sera centrée sur les acteurs de terrain sous forme de formations. Pour un public plus large, il y aura la pièce de théâtre «Cinglée» (23 nov.), l’opération Ruban blanc (25 nov.), une rencontre avec Julie Bodelot (19 février), un film intitulé «Jusqu’à la garde» (15 avril), le concours de poésie (4 juin) et l’expo «Chuut».
Édouard DEBELDER - L'Avenirlundi 5 août 2019
Michaël Leroy- vétérinaire
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Après 20 ans de pratique, Michaël Leroy ouvre son propre cabinet par choix familial et parce qu’il aime le contact avec les familles.
Depuis quelques semaines, Michaël Leroy a installé son cabinet vétérinaire au 358 de la chaussée de Warneton, à Bas-Warneton. À 44 ans, il entend mettre son expérience au service de sa région natale.
Diplôme d’humanité en poche, celui qui est originaire d’Houthem n’hésite pas longtemps quant au choix d’une profession: «Le frère de ma mère est vétérinaire en Normandie. J’y allais souvent pendant les vacances et, en l’accompagnant, il a suscité une vocation.»
Après des candidatures à Namur, il décroche le précieux sésame à Liège, en 1999: «Ensuite, je suis resté au sein de l’université en commençant un doctorat sur les résistances aux virus pathogènes chez les bovins.
Ces recherches m’ont beaucoup intéressé mais il me manquait le contact avec la pratique vétérinaire. Quand j’ai eu mon doctorat, je suis revenu dans ma région d’origine.»
Une liberté de choix
Il travaille au sein de cliniques vétérinaires en France, d’abord pour les gros animaux, puis pour les petits. Ces dernières années, il avait intégré un cabinet à Templemars, au sud de Lille.
Toutefois, une rencontre bouleverse sa vie, celle de Sandra, devenue son épouse: «En 2016, nous avons acheté la maison à Bas-Warneton. Nous avons deux filles de 20 et 4 mois, sans oublier le fils de Sandra. Je voulais profiter davantage de la famille et voir grandir les enfants. J’ai aussi un désir d’indépendance, d’une liberté de choix.»
Orthopédie et ophtalmologie
La famille adapte la villa en y ajoutant ce que l’on peut qualifier de mini-clinique vétérinaire, vu les compétences du praticien: «Je me suis spécialisé en orthopédie et en ophtalmologie, notamment lors de formations à Toulouse. Je pratique le placement de broche ou de plaque en cas de patte cassée, par exemple. Les yeux des chats et des chiens peuvent être l’objet de multiples soucis: ulcère, enroulement de paupières, coup de griffes dans la cornée, etc. Il faut suturer.»
Autant d’opérations qui exigent du matériel en radiographie, en monitoring, etc. «L’investissement est assez lourd, mais il faut ce qu’il faut. Mon désir est de rendre un maximum de services aux gens, dans la mesure du possible. Sinon, le propriétaire de l’animal doit se rendre dans un centre à Lille, Courtrai ou Gand. Et je suis de toute façon moins cher que les grosses structures.
Les vétérinaires de la région m’envoient déjà des patients. Pour le suivi post-opératoire, comme j’habite sur place, je surveille facilement l’animal.»
Pour ces opérations souvent complexes, il s’est trouvé une aide précieuse en la personne de son épouse. «J’avais essayé des études de vétérinaire, avant de me réorienter, explique celle qui travaille en tant qu’infirmière anesthésiste au bloc opératoire au centre Oscar Lambret, à Lille. Une expérience qui me permet de donner un coup de main, d’autant que je suis actuellement en congé parental.»
Ceci dit, Michaël Leroy est aussi un vétérinaire comme les autres: maladies, stérilisation, vente de médicaments réglementés, etc.
0471 77 72 01
En 20 ans de pratique, Michaël Leroy a vu le métier changer: «Les techniques vétérinaires évoluent en parallèle de la médecine humaine, avec le même développement des technologies et du numérique.
D’ailleurs, petite anecdote, en cadeau pour l’ouverture de mon cabinet, Sandra a reçu un monitoring déclassé du centre Oscar Lambret. Nous avons juste changé les capteurs pour l’adapter à l’animal et il fonctionne très bien!»
Autre évolution: les spécialisations sont de plus en plus affinées. «Quand j’ai fait mon stage en cardiologie à Lille, le professeur s’était formé lui-même en adaptant les techniques issues de la médecine humaine, par tâtonnement. C’était l’époque des pionniers. Aujourd’hui, tout cela est beaucoup plus structuré, plus organisé.»
«Il est un être vivant»
La relation à l’animal a aussi changé, s’apparentant parfois à de l’hyperattachement: «Les animaux rendent l’amour qu’on leur donne. Dans un monde stressant comme le nôtre, lorsque l’on rentre chez soi, l’animal apaise et rassure.
La notion de respect de la vie animale est apparue: il est un être vivant qui mérite de la considération et possède des droits. Parfois, je ne cache pas que je trouve qu’il y a de l’exagération, mais je peux comprendre.»
Le métier exige une adaptation aux clients: «Je me rends à domicile, chez les personnes âgées ou handicapées. Cela prend du temps, mais j’aime bien ce contact humain; c’est ce qui m’a manqué pendant mes précédentes expériences.»
M-F.Ph. - L'Avenir
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vendredi 19 juillet 2019
Gilbert Deleu: la disparition d’un bourgmestre emblématique
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Durant 45 ans aux manettes cominoises, où il était de toutes les manifestations, Gilbert Deleu était homme de terrain, et de dossiers.
Hier, la nouvelle du décès de Gilbert Deleu, à l’aube, à l’hôpital d’Ypres, a créé la stupeur dans l’entité cominoise. Depuis le 8 janvier 2016, suite à un double AVC, il avait disparu des radars politiques, mais son ombre planait encore sur l’entité, tant il a œuvré à son développement.
Très diminué physiquement, depuis trois ans, il résidait au home Saint-Joseph, à deux pas de son cher bureau de l’hôtel de ville. Depuis l’an dernier, une pénible maladie aggravait son état de santé. Il y a dix jours, il a été admis aux soins palliatifs de l’hôpital d’Ypres. Pour nous quitter à quelques heures de sa chère fête des Marmousets.
Né à Wervicq, le 10 septembre 1943, Gilbert Deleu se présente aux élections à 22 ans, alors qu’il est responsable de plusieurs mouvements de jeunesse.
«Gilbert ne sait rien faire d’autre que d’être bourgmestre»
Échevin des sports de 1971 à 1988, il est élu bourgmestre en octobre 1988. Il dirige Comines-Warneton jusqu’au 8 janvier 2016, bien qu’il ait été le bourgmestre empêché jusqu’au 1er décembre 2018. Durant 45 ans, il aura été le cador de la gestion politique locale.
Son épouse disait avec humour «Gilbert ne sait rien faire d’autre que d’être bourgmestre», résumant une vie dévouée à «la chose publique», mais aussi et surtout à la population. Il était de toutes les manifestations, de toutes les fêtes, de toutes les réunions: rien de ce qui se passait dans la commune ne lui échappait. D’un abord assez froid, voire bourru, il était craint, mais surtout admiré pour sa perspicacité, son efficacité et sa générosité. Un bourgmestre à l’ancienne, qui gérait en bon père de famille les deniers publics.
Professeur et directeur
L’homme était d’ailleurs un amateur de chiffres. Après des études commerciales à Saint-Henri, il travaille dans un ministère à Bruxelles et entreprend une licence en sciences commerciales au cours du soir. À peine diplômé, il s’installe à Comines et devient professeur d’économie et de comptabilité à Saint-Charles Luingne et en promotion sociale, à Saint-Henri Comines, dont il assumera plus tard les fonctions de direction.
Sur le plan purement privé, sa vie a été marquée par les épreuves. Marié à Françoise Catteau, Gilbert Deleu avait deux enfants: Angélique, qui est décédée dans un accident de voiture, et Amaury, lourdement handicapé.
L’épanouissement de la personne handicapée était d’ailleurs l’un de ses principaux combats et on lui doit la création du centre d’accueil «Le Village». Ses autres chevaux de bataille privilégiés étaient l’emploi et le logement pour tous, bases de la réussite personnelle.
Jamais un jour de congé
L’homme était un bourreau de travail, une force de la nature, tant sur le plan physique que psychologique. Un bourgmestre à l’ancienne, qui nourrissait une proximité exceptionnelle avec la population.
Il ne prenait jamais un jour de congé et travaillait dans son bureau y compris les fériés. Ses importants scores électoraux témoignaient de son capital sympathie. Il restera longtemps dans nos mémoires. Ses funérailles auront lieu le samedi 27 juillet, à 10h, en l’église Saint-Chrysole à Comines.
L’émotion est vive du côté de Marie-Eve Desbuquoit, qui lui avait succédé en janvier 2016. Elle a appris la nouvelle ce matin sur son lieu de villégiature, dans le Sud de la France: «J’ai perdu un ami, un père, un confident.
Puisque ma maman travaillait à l’administration, je le connaissais depuis toute petite. Il était un monument que j’idolâtrais. Ensuite, je l’ai côtoyé en tant que directrice du centre Le Village avant qu’il ne me lance en politique, où il m’a tout appris. Pour moi, il était repère, un pilier.»
Quand on lui demande la qualité principale de l’homme, elle n’hésite pas longtemps: «Sa sensibilité. Sous sa carapace, c’était un être hypersensible, avec beaucoup de respect pour chacun. Mais c’était aussi un acharné de travail: il a vécu sa fonction de bourgmestre à 150%.»
Didier Vandeskelde était un ami très proche de Gilbert Deleu. Il a continué à lui rendre visite régulièrement après janvier 2016.
Même s’il s’attendait à la nouvelle de son décès, survenu vers 6h, il en est très affecté: «Je l’ai appris ce matin, vers 8 h.»
Dès 1977, il l’a côtoyé au sein du parti chrétien : «En 1982, je suis devenu président du parti. Nous dînions ensemble tous les vendredis. Il m’a tout appris. Je perds quelqu’un que j’aimais beaucoup. Cela me fait très mal, bien que sa mort soit une délivrance.»
En 27 ans de maïorat, Gilbert Deleu, économiste de formation, a beaucoup influé sur le développement de l’entité cominoise: «Je l’ai accompagné à Namur et ailleurs, au minimum, deux à trois fois par mois. Nous partions toute la journée et l’on était le nez dans les dossiers, sans même manger à midi. Parfois, quand un fonctionnaire n’était pas là ce jour-là, nous retournions à Namur le lendemain pour que les dossiers avancent.»
Didier Vandeskelde avait aussi appris à apprécier sa grande humanité derrière une façade bougonne: «C’était sa façon d’être, sans doute liée à son éducation. Mais, derrière, il y avait une telle générosité! Combien de fois ne l’ai-je pas vu au bord des larmes quand il était confronté à un cas de misère sociale? La misère lui pesait, surtout quand il ne savait pas agir. Aider les gens était dans sa nature.»
«Il était responsable au Patro Sacré-Cœur»
Dans les années 60, les mouvements de jeunes de l’entité étaient très diversifiés sur les diverses paroisses du doyenné de Comines.
Joseph Demuysère était responsable des Pionniers de l’unité scoute. «Il y avait une forte entente entre les mouvements. Gilbert Deleu était un des responsables du Patro du Sacré-Cœur et de la maison des jeunes paroissiale L’étincelle».
Joseph Demuysère poursuit en nous racontant une anecdote des années 70: «À la veille de partir au camp dans un pays nordique, nous n’avions pas reçu les papiers nécessaires de l’ambassade pour les scouts et le véhicule. Gilbert Deleu travaillant au cabinet des Affaires économiques, il est parvenu à avoir, en quelques heures, grâce à des collègues, les documents nécessaires pour partir au camp. » Gilbert Deleu était un artisan de la cohésion entre les initiatives au service des plus jeunes.
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Gilbert Deleu était président de nombreux clubs sportifs et d’associations socioculturelles. Dans les années 60, il a pratiqué le volley.
Avant la création de l’Evoco, il jouait sur la place Sainte-Anne avec le VC Comines. Vincent Delbecque, actuel président du club de volley cominois, nous partage son émotion: «C’est une triste nouvelle pour la Ville et pour l’EVOCO. Dès le début des années 70, jusqu’à son accident vasculaire, il a été président du club. Il était présent, le samedi soir, à tous les matchs de championnat de l’équipe première. Il venait aux réunions du comité et même celles pour le calendrier des matchs ».
«Nous étions soutenus»
Ghislain Guilbert était responsable des jeunes au moment de la présidence de Gilbert Deleu: «En même temps que sa présidence, il a d’abord été échevin des Sports et ensuite bourgmestre. C’était pour nous une facilité. Nous étions soutenus positivement, notamment pour les jeunes. Pendant une dizaine d’années, la commune a proposé des stages sportifs à Thonon-les-Bains. Gilbert Deleu était présent. Je l’ai même accompagné dans sa Citroën DS. »
E.D- et M-F Ph l'avenir
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dimanche 30 juin 2019
Projet MEGA Bizet
mardi 18 juin 2019
Inauguration des nouveaux bâtiments de la maison d'accueil " la Source" au Bizet
Des bâtiments rénovés de la maison d’accueilont été inaugurés. 67 personnes pour qui la vie ne coule pas de source y séjournent.
Vendredi soir, l’événement «coulait de source» pour découvrir un nouveau lieu… Après 7 ans de travaux, la maison d’accueil «La Source» inaugurait son espace relooké. Petit coup d’œil dans le rétro!
Créé en 1985, ce lieu a d’abord été une maison d’accueil pour des personnes sans domicile fixe. Comme les besoins d’hébergement de plus longue durée étaient réels, une seconde ASBL était créée sous forme d’une maison de vie communautaire sous le nom d’Emmaüs. En 2010, les associations ont fusionné et ont dès lors adopté le nom de «La Source».
Grégory Pattyn, éducateur dans ces institutions, est alors devenu directeur. «En 2010, le conseil d’administration a pu acheter le bâtiment qui était, jusqu’en 1986, un couvent des sœurs de la Divine Providence. En devenant propriétaires, nous avons voulu adapter le site à l’encadrement de nos résidents. Une grosse contrainte pour l’architecte Frédéric Domicent était de conserver la totalité de la capacité d’accueil pendant les trois ans de chantiers. Tous les locaux de service ont été réadaptés aux nouvelles normes alimentaires de l’Afsca, aux normes d’incendie. À l’arrière, la partie résidentielle est neuve avec des chambres de deux ou familiales avec sanitaire. Ce qui n’était pas le cas dans l’ancien bâtiment».
Un résident en équipe nationale
Dans le futur, l’institution souhaite transformer une partie désaffectée du bâtiment en petits studios pour disposer d’un suivi post-hébergement. «Ce seront des logements pour une personne seule avec un loyer très bas. Nous allons aussi organiser des ateliers wellness pour les résidents. Le projet du foot Belgian Homeless Cup continue en partenariat avec le club local de la JESPO. La semaine prochaine, nos résidents partent à Liège pour un tournoi de deux jours. Un de nos joueurs fait d’ailleurs partie de l’équipe nationale. Il aime en parler, surtout de son vol en avion, pour un déplacement. Nous envisageons de mettre en place une équipe mixte avec l’Oasis».
gUne cinquantaine d’invités s’est associée au personnel et à certains résidents lors de la soirée inaugurale. Des discours, nous pouvons retenir quelques moments forts.
Damien Sieuw est président de l’ASBL: «Le projet de construction était pharaonique tout en continuant à assurer l’accueil de personnes avec des détresses accidentelles, familiales ou politiques comme les réfugiés. Le but est de les rendre autonomes grâce à une diversité de partenaires locaux ou régionaux et des activités socio-éducatives. Nous pouvons les faire avec une douzaine de membres du personnel très dynamique».
«Le contraire de la misère, c’est le partage»
La bourgmestre Alice Leeuwerck a situé d’une manière circonstanciée les objectifs: «Le contraire de la misère n’est pas la richesse mais le partage. Avoir un logement est un droit de l’Homme. Les projets de solidarité existent et sont une opportunité à saisir. C’est une expérience à saisir pour arriver à un monde avec plus de cohésion sociale grâce à un accueil de qualité. Un nouveau chapitre, porteur d’espoir est une réalité pour ceux qui franchissent la porte de la Source».
Après leur directeur, l’éducatrice Mélody Dujardin a pris la parole au nom de Sébastien et Jonathan, délégués des résidents: «Pour beaucoup d’entre nous, La Source a été notre bouée de secours après avoir vécu des moments difficiles. Nous y avons trouvé un refuge après un moment dur de notre vie. Pour beaucoup, la vie ne nous a pas fait de cadeaux. Nous avons trouvé à la Source une ambiance familiale et amicale. Les assistantes sociales et les éducateurs jouent un grand rôle dans notre bien-être psychique en étant à notre écoute».Édouard
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